White Noise

De François Kah

Visuel White Noise

COMPAGNIE / PORTEUR DE PROJET : Collectif Les Alices


DATE : le 28/10/2016

HEURE : à 10:30


Lieu : Le Théâtre 140


LIEU : Le BAMP


DISCIPLINE : Théâtre / Arts numériques


Description du Projet :

L’expression « white noise », bruit blanc, désigne l’instant où toutes les fréquences sonores se mêlent avec la même densité et dont l’ensemble annule la particularité pour ne plus générer qu’un souffle, un bruit de neige qui chute. C’est l’anéantissement de l’information pure, singu- lière pour l’avènement d’une rumeur sourde globale qui nous baigne dans l’eau tiède de la peur. Et si notre société souhaitait trembler ? White Noise puise sa chair théâtrale dans l’his- toire vraie de la famille de V. Pendant dix ans, dix de ses membres se laissent enfermer dans leur propre château par un seul homme qui les ma- nipule et les plonge dans un monde d’angoisse. Ce dernier les ruine et disparait bien avant que cette famille ne se décide à sortir de l’enferme- ment. Dans le spectacle, la situation est synthé- tisée sous la forme d’un dîner de Noël qui en contient dix. Dans White noise, grâce à un principe de géo- localisation des acteurs et une cartographie nu- mérique du plateau de jeu, acteurs, lumières et sons interagissent selon des protocoles prédéfi- nis au sein d’une scénographie active. Chaque accident du dîner s’inscrit dans le temps et l’es- pace au travers d’une nouvelle loi numérique. Le personnage et l’acteur deviennent progres- sivement les marionnettes d’un système qu’ils ont eux-mêmes créés. Un texte de François Kah porté par une écriture collective « in progress » sur le plateau. Avec le soutien de la Bellone, de la Fabrique de Théâtre, du Théâtre des Doms et de BAMP/AD LIB.

Présentation de la compagnie :

Au travers du théâtre et de technologies multi- média, nous, Les Alices, explorons les possibilités d’utilisation de différents médiums pour créer un espace scénique offrant un endroit d’interfé- rence, une zone limite entre la pensée et l’expé- rience. Cette notion de limite entre différents mo- des « d’être au monde », est le point de rencontre entre de multiples questionnements à partir des- quels nous souhaitons constituer un univers poé- tique se jouant de la perception du spectateur. Comme notre héroïne, celle du pays des mer- veilles, nous cherchons à passer au travers des miroirs des lieux et du temps en inventant et en jouant d’étranges histoires. Des histoires qui s’inspirent d’autres histoires grandes et pe- tites pour toucher tant l’homme que la société qu’il habite, des histoires qui se racontent avec l’image, le corps, les mots, les sons… Nos créations « L’obsession d’Icare », « A leurs places les choses », « The dinner », « Daniel(les) », « Les Mots perdus » ont été présentées en Bel- gique, France, Russie et Islande, tant dans des festivals in situ qu’au cours de programmations théâtrales classiques. – Collectif Les Alices