Où sont les grosses ?

Astrid De Toffol

COMPAGNIE / PORTEUR DE PROJET :
WHAT IF ? Collectif


Lieu :
Le 140


LIEU :
Le BAMP


DISCIPLINE : Théâtre


Lorsque l’on grandit en Occident, il suffit d’aller au coin de la rue pour croiser un panneau publicitaire qui nous rappelle qu’être gros.se n’est pas un futur désirable. Il n’y a qu’un seul discours à ce sujet : maigrissez à tout prix et rapidement. La plupart des constructions médiatiques (émissions de télé-réalités, de témoignages ou de santé) vont dans ce sens. J’ai toujours été grosse et j’ai, toute ma vie, baigné dans ces injonctions. Adolescente, je dévorais les programmes de Mtv , « Avant, j’étais gros », en imaginant qu’un jour ce serait moi qui serait acclamée pour mon incroyable perte de poids. J’ai testé toutes sortes de régimes : les sachets protéïnés, Weight Watchers, les coupes-faims, … ; je n’ai pas perdu un gramme, au contraire, je n’ai fais que grossir. Il y a quelques années, j’ai découvert la grossophobie. La grossophobie, ce sont toutes les discriminations que nous subissons en tant que personnes grosse, ça va du petit commentaire blessant de Mamy qui dit « t’as pas pris un peu de poids, toi ? » , à la discrimination à l’embauche, médicale, sociale, … Son impact sur nos vies est énorme : la honte de notre corps , l’hyper-vigilance que nous développons face aux attaques grossophobes et les stratégies d’accessibilité que nous mettons en place face aux chaises et aux douches trop petites. Tous les espaces publics, institutionnels, domestiques, nous renvoient à notre corps trop gros. « Où sont les grosses ? » cherche à ouvrir un espace de réflexion sur notre société et travaille à la possibilité de créer un monde où les espaces seraient adaptés aux différents corps, où l’alimentation ne serait pas un lieu de contrainte et où les représentations des corps seraient multiples


PORTEURS DE PROJETS / COMPAGNIE :

Je m'appelle Astrid De Toffol. Je suis une femme cisgenre blanche valide. 1m73. 124 kgs. Aussi loin que je me souvienne, j’ai toujours été grosse. Enfant, j’étais rondouillette, mais déjà la fille la plus grosse de la classe. J’ai grandi dans une commune semi-urbaine à la campagne, près de Liège. Je suis issue de la classe moyenne, bien que désormais je sois pauvre. Mon père, Dino, était magasinier. Ma mère, Marie-Thérèse, directrice d’école. Je suis l’aînée de la famille, et j’ai 3 petits frères : Samuel, Joaquim et Xavier. Du côté de mon père, nous sommes d’origine italienne, arrivés en Belgique pendant la seconde guerre mondiale pour travailler dans les mines de charbon. Du côté de ma mère, nous sommes dans l’agriculture, originaires des alentours de Waimes. J’ai grandi dans une éducation religieuse, et je suis croyante de confession catholique. Je suis bisexuelle. J’ai toujours eu envie de chanter quand j’étais petite, j’ai d’ailleurs pratiqué le chant d’opéra et le violon pendant mon adolescence. Le théâtre, j’y suis arrivée plus tard, et j’ai beaucoup aimé, c’est ce qui m’a amené à tenter le conservatoire de Mons d’où je suis diplômée. Après le conservatoire, j’ai fais l’agrégation et j’enseigne aujourd’hui à des enfants. J’ai co-créé le WHAT IF ? Collectif, avec lequel nous avons fait plusieurs créations : Homo Virtualis, La Traversée du désir, … J’ai mis en scène un dyptique de Gilles Granouillet : Zoom et Un homme de variété, et j’ai été l’assistante d’Emmanuel Texeraud et de François Maquet. Et je suis taureau, ascendant cancer, lune en sagittaire, pour les passionnés d’astrologie.


LIEU ET DATE DE CRÉATION :

Pas encore défini. // Dans notre calendrier idéal, la création finale du spectacle se ferait en 2024-2025, dans un théâtre
Associé


PÉRIODE / LIEUX DE RÉSIDENCE :

Fabrique de théâtre avril 2021
Bar à Boeufs (Gers) octobre, novembre 2022
Ad Lib's ATTIC mai 2023


CRÉDITS :

Astrid De Toffol: Actrice et porteuse de projet
François Maquet: Acteur et aide à la conception
Margot Sponchiado: Assistante à la conception


PRODUCTION :

Astrid De Toffol - Comédienne et porteuse de projet.


SOUTIENS :

Avec le soutien de la Fabrique de théâtre et de Ad Lib's ATTIC